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Géomancie et Magie

 

 

 

Aujourd’hui, nous allons évoquer le sujet fort apprécié de la Magie ; Je m’en suis rendue compte en écrivant un article sur le sujet il y a peu de temps. Si vous voulez le relire ici

Faisons quelques rappels de notions !

 

Qu’est-ce que la magie ?

 

La sémantique du mot magie vient du terme de mage qui vient du grec magos et du chaldéen magdum, ou du perse magis, dérivé des mots mag, megh, magh qui signifie prêtre, sage. Par extension magicien. Les Mages ont longtemps exercé le monopole sacerdotal. En Egypte antique, la puissance des prêtres était colossale, et à la différence des mages : "Ceux-ci ont toujours les mains pures du sang des animaux, et ne tuent que ceux qu’ils immolent aux dieux. Les mages, au contraire, tuent de leurs propres mains toutes sortes d’animaux, à la réserve de l’homme et du chien ; ils se font même gloire de tuer également les fourmis, les serpents et autres animaux, tant reptiles que volatiles. » nous dit Hérodote. 

La magie est une pratique fondée sur la croyance en l'existence d'êtres ou de pouvoirs naturels et de lois naturelles occultes permettant d'agir sur le monde matériel par le biais de rituels spécifiques ( source wiki ) .

La théurgie (THEOS=Dieu & ERGON=Ouvrage) supérieure des théologiens et philosophes aussi bien que la théurgie inférieure des magiciens et sorciers  partent du même postulat : Il existe des lois en vertu desquelles si des conditions sont remplies, les puissances naturelles se révèlent ou « parlent »  aux humains, de telle sorte que la connaissance de ces mêmes  lois donne à celui ou à celle qui les possède, et qui peut s’en servir, un véritable empire sur les « forces » du ciel et de l’enfer. Et il existe trois postures en dehors de celui qui ne sait rien :  1 - Celui qui sait mais qui ne peut le faire 2- Celui qui peut mais qui ne sait rien 3- Celui ou celle qui sait et qui peut.

Laissons de côté, les magiciens « spectacle » qui enfument leurs contemporains grâce à des moyens artificiels. Ceux là sont hors sujet.  Et même s’ils avaient connaissance de certaines lois naturelles mises à profit ce n’est pas avec leurs incantations ou formules magiques qu’ils éblouiraient leurs mondes.

 

Mais alors Maître ou pas Maître ?

La personne qui désire se consacrer à la magie doit subir une préparation avant de recevoir l'investiture, qu'il sera introduit dans le cercle très fermé des mages car il faut étudier les doctrines fondamentales indispensables à l'exercice de cet art.  Il est important pour le mage apprenti de connaître les bons rituels ; donc le maître est seul habilité à déterminer si l'élève est véritablement prêt à être initié et à devenir un Jedi ! N'est pas un mage qui veut ! Il faut avoir des dispositions particulières et être accompagné. L’initiation en solitaire est possible sous certaines conditions.  

 

 

Destin ou fatalité ?

 

J’aimerais donner quelques rappels sur les prédictions et sur la notion de Destin et divination au sens plus large. Prenons ce comparatif trouvé récemment et ingénieux : Imaginez le futur comme un plan parallèle au nôtre. À la manière d’une feuille de papier calque, les évènements du plan présent vont dessiner des lignes sur le plan futur. Cependant, ces lignes sont dessinées “en pointillées” : elles ne sont pas définitives, et peuvent se transformer en fonction des changements opérés dans le plan présent. Ce qui laisse à penser que nous avons notre libre arbitre.

 

Ainsi, lorsque le médium de divination vous donne une information sur l’avenir, n’oubliez pas que cette réponse est donnée en fonction du contexte présent. Si vous décidez d’effectuer certains changements et que vous réinterrogez vos cartes ou votre pendule quelques semaines plus tard, la prédiction sera certainement différente.

 

Vous comprenez donc qu’il n’est pas toujours pertinent de chercher à savoir ce que le futur nous réserve, et qu’il est souvent plus utile de préférer se renseigner sur les moyens d’atteindre nos objectifs, les obstacles à surmonter et les choses à changer. Nous avons notre Destin en main encore plus ainsi. Certes il y a des freins et des contradictions mais rien n’est impossible à surmonter. Et surtout, il y a une Mission, celle de votre âme. En cela la Géomancie est puissante car elle donne tous les possibles, en examinant les freins et les atouts mais surtout vos champs de force au présent !

 

 

 

 

 

Je continue et souhaite apporter des précisions ici, par rapport à certaines questions posées sur ma pratique, par des personnes qui connaissent la géomancie. Cela me fait doucement sourire car même s'il  était question de magie, bien sûr que je ne le dirai pas. La technique oraculaire de la géomancie est, pour certains, réduite à la construction d'une série de figures destinées à donner une réponse à une question formulée aussi précisément que possible. Nous ne reviendrons pas (en détail) sur les différentes manières possibles d’obtenir ces figures, dans les différentes cultures pratiquant cet Art :  on passe des baguettes d'Achillées, au sable ou aux cauris d'Afrique, et au crayon chez les Occidentaux. Le résultat est le même.  

 

Mais il est possible d’aller plus loin avec la géomancie ; ce n'est ni une obligation ni un amusement au risque de se heurter à des forces occultes nuisibles.

 

Un thème géomantique n'est que le support mathématique visible d'un jeu de forces invisibles, égrégoriques, vivantes et alimentées depuis l'aube des temps par ses adeptes. J'entends les pratiquants. Cela ne fait pas nécessairement un géomancien accompli. La chose la plus importante est de respecter cette règle des Anciens : d’œuvrer en vertu du Bon, du Bien du Juste et Vrai. Première chose. La deuxième chose est de rester humble face aux forces qui sont mises en présence. Ce pont ou lien avec les forces de l'univers sont bien sûr dans les deux sens.  Si on reçoit, on peut émettre avec quelques précautions toujours. Les figures deviennent des Talismans pour appeler ces mêmes forces de l'Ether/univers. 

 

Une fois l'étape de la maîtrise de l'art accomplie dans ce respect, on se rend compte que la pratique offre une connaissance merveilleuse du monde.  Il est possible à ce moment précis d'aller plus loin et de pratiquer la magie. R. Ambelain l'évoque dans son livre "Géomancie et Magie". D’autre part, on peut considérer son art comme un support de méditation sur l'univers et ses structures. Cela est fonction de la sensibilité du Praticien et du lien qui existe, en lui, de son approche à l'étude rationnelle et /ou mystique du nombre. C'est un peu mon cas. J'ai commencé par la numérologie étant math-physique de formation et chimiste par la suite ; mon appétence pour l'arithmologie* n’est plus à démontrer ! On se rend compte à travers la pratique rationnelle et irrationnelle, de ce privilège que l’on a, de « toucher » à la compréhension des fondements du savoir par le nombre, aussi complexe que l'alchimie (L’Al - Chimie ou chimie de Dieu) ou l'astrologie. La géomancie est universelle.

 

 

 

Les africains pratiquent le Fa supposé né en Afrique de l’ouest sous influence arabe (la pratique s’éteint du fait du désintérêt actuel et les devins se faisant vieux : elle est classée depuis 2005 au patrimoine mondial de l’Unesco), les malgaches le Sikidy, les sud-américains utilisent des cauris et l'occidental utilise un crayon. Dont on voit bien que les procédés sont structurellement analogues puisqu'il s'agit toujours de construire une série de figures.

Je ne rappellerai pas non plus ici les origines de la géomancie lointaines et oubliées. Son étude est infinie et dépend aussi de la zone culturelle où elle est pratiquée. Nos Anciens astronomes-astrologues de l'Antiquité avait la connaissance de la Loi des Analogies, rendant la perception du monde comme un Tout, possible.  L'approche astrologique et la sémantique qui découle de la géomancie occidentale, vient bien des Anciens. Il existe des manuscrits notamment celui des dix Sibylles (grecs) écrivant dans le sol et qui donnent les correspondances des figures géomantiques par rapport aux signes astrologiques. Rien ne prouve l'origine arabe de cette divination (donc africaine par voie de conséquence) ni qu'ils en étaient les inventeurs. L'étude de l'astrologie chinoise et du Yi-King accuse ce manque de preuves des origines arabes de la géomancie. Il n’en reste pas moins qu’il existe de fabuleux ouvrages d’astrologues célèbres traduits à Tolède au Moyen-âge (Hadji KAMBALLAH, Djabir)

 

Mais venons-en au sujet de la magie !

Vous comprenez donc qu’il est difficile de parler de géomancie et de ne pas évoquer les pratiques des magiciens. La pratique de la géomancie africaine est assortie de sacrifices et invocations pour justement débloquer les freins identifiés lors de la divination. 

Dans le livre de J.F Gibert*il est écrit ceci : « contrairement à la Chine et à l'Occident, les traditions de la géomancie africaine et sud-américaine ne s'appuient sur aucune tradition philosophique et spéculative, elle ne dépasse jamais le niveau de pratique au mieux animique et chamanique, aux pires superstitieux s'accompagnant souvent de la prise de plantes hallucinogènes. On est très loin ici de la mantique hellénique et des systèmes divinatoires savants du Moyen et de l'extrême Orient.

Toujours dans le même livre : « en Afrique à Madagascar et en Amérique du Sud, la géomancie est utilisée comme lien avec les esprits. La géomancie africaine a été transplantée aux Amériques à l'époque de l'esclavage. Sa pratique et ses traditions font partie intégrante du vaudou. Pour Cuba et Haïti la séparation d'avec l'Afrique est consommée depuis un siècle. A contrario, les géomanciens nommé Babalao et Babalorixas ont gardé un lien initiatique avec les Yorubas du Nigéria. En occident, à l'époque contemporaine la géomancie avait à peu près disparu quand un polytechnicien, le colonel Caslant la réintroduit dans le champ des connaissances. Evoquons également les travaux fameux d’Henry Coton-Alvart, scientifique de talent et grand Hermétiste qui a longuement médité et pratiqué la géomancie. »

 

Je vais éviter de vous inonder de détails mais vous aurez compris le sens de mon article qui met en lumière ma pratique géomantique dans son aspect méditatif, intellectuel et métaphysique.  J’ajoute que je ne revendique, ni ne juge aucune pratique ! Je les respecte toutes bien évidemment. Nous pourrions même parler d'anthropologie cultuel ici. Passionnant objet d'études ! 

 

Pour finir sur ce sujet si vaste, il est un niveau où tous nous pratiquons déjà une forme de magie. Oui ! Prenez l’exemple de la parole et de ce qu’expose Miguel Ruiz dans les Accords Toltèques ! Les mots utilisés sont par définition une force magique appelant les actes. Nous utilisons aussi la magie des parfums, des pierres, des talismans porte-bonheurs, des couleurs et des plantes. Le fait même d'observer les êtres de la terre nous parler est déjà en soi une forme de magie. Le fait d’étudier les signes de la nature et de les interpréter pour en extraire les messages est aussi une théurgie.

 

 

 

La magie des mots dit-on ?   Qu’est-ce qu’une invocation angélique si ce n‘est une pratique magique ?  

Le  culte angélique et vivant fait honneur à la création.

 

J’espère avoir un peu éclairé ce sujet et vous espère en forme pour la semaine qui arrive un peu rude jusqu’à la nouvelle lune du 13 càd après-demain !!

 

Lisez, partagez et merci à tous d’être là !

 

Sandrine

 

* L'arithmologie est la discipline qui étudie les nombres de façon allégorique, symbolique, occulte, ésotérique. Elle se distingue de l'arithmétique, qui est la science rationnelle des nombres, mais aussi de la numérologie, pratique de divination par les nombres.  

 

 

 

 

 

 

 

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